• extrait de Atlantico du 18 octobre 2021 :

    "Les LR se sont-ils tirés une balle dans le pied en ne sachant pas faire de Zemmour leur Trump ?

    Selon une consultation auprès de 494 adhérents LR menée par le collectif « Droite pour la France », Eric Zemmour récolte 44% des intentions de vote des adhérents Les Républicains. Eric Zemmour aurait-il dû participer au Congrès des Républicains ? Les Républicains ont-ils commis une erreur ?"

    " Atlantico : Dans une consultation auprès de 494 adhérents LR menée par votre collectif « Droite pour la France », vous avez découvert qu’Éric Zemmour serait à 44 % le candidat préféré des adhérents Les Républicains. Qui arrive derrière lui ?

    Thomas Zlowodzki : Nous sommes arrivés à ce résultat en intégrant Éric Zemmour comme candidat à la « primaire » des Républicains et nous sommes les seuls à avoir osé poser cette question, avec un échantillon réel d’adhérents LR. Dans cette enquête, Michel Barnier arrive juste derrière le polémiste avec 31 % des interrogés ; suivent Valérie Pécresse avec 5% puis Xavier Bertrand avec 5% et enfin Éric Ciotti qui atteint 4%. Sans surprise Philippe Juvin et Denis Payre n’obtiennent pas de scores notables. 

    Qu’est ce que cette étude nous apprend des thèmes de prédilection des adhérents du parti ?

    Il est certain que les questions migratoires ou d’identité nationale sont importantes pour les adhérents lorsque l’on voit le score d’Éric Zemmour. Quant au score de Michel Barnier, il peut s’expliquer par un discours très souverainiste. Mais le résultat de cette consultation est avant tout une question de style et de personne, Eric Zemmour séduit par sa crédibilité et sa ligne.

    À LIRE AUSSI Blanquefort : pourquoi le patriotisme économique n’est pas ce qu’en imagine le gouvernement

    Alors qu’Eric Zemmour proclame sur tous les toits qu’il est le digne héritier du RPR aurait-il du participer à la primaire ?

    Zemmour aurait pu être le Donald Trump des Républicains. Les Républicains avaient un candidat iconoclaste, nouveau en politique, connu avec un discours « cash » pouvant régénérer le parti. N’oublions pas qu’il y a cinq ans, Trump sauve le parti Républicain car sans lui ils auraient probablement perdu l’élection face à Hillary Clinton. Il n’avaient aucune personnalité à envoyer… Le système de primaire à l’américaine a permis à Trump de rester dans la course et rappelons que même s’il n’a pas été accueilli chaleureusement il a été élu président et sans crise sanitaire il aurait probablement été réélu l’année dernière. 

    Nous avions un Trump français avec des défauts, mais en moins vulgaire et plus cultivé. Les Républicains sont passés à côté de cette occasion qui aurait permis d’assurer le second tour et d’enterrer définitivement le RN et Marine Le Pen.

    Alors pourquoi Éric Zemmour charme-t-il les adhérents mais pas les cadres ?

    Les cadres ont essayé de le diaboliser, d’en faire un nouveau Jean-Marie Le Pen alors que les adhérents n’ont pas cette perception. Comme il n’est pas du sérail, il gêne les cadres et le polémiste révèle les problèmes d’un parti de notables, de cadres locaux prêt à toutes les compromissions idéologiques pour rester en place. Certains cadres seraient même prêts à s’allier avec LREM pour conserver leurs postes. D’ailleurs, tout cela est mal passé auprès des militants et ce qui sest passé en PACA en juin dernier avec l’ouverture de la liste aux régionales à LREM reste encore aujourd’hui en travers de la gorge de nombreux militants. Même à l’époque de Sarkozy et de son ouverture cela ne se serait pas passé.

    À LIRE AUSSI Régionales : Ces élus LR qui refusent catégoriquement tout accord avec LREM

    En faisant front contre le polémiste, les cadres LR ne se tirent-ils pas une balle dans le pied ?

    Les cadres se sont retrouvés mal à l’aise face à Eric Zemmour. Pourquoi refuser un candidat qui n’a pas la carte du parti, qui se déclare héritier du RPR avec un positionnement proche de Pasqua ou de Séguin alors qu’ils incluent Pécresse ou Bertrand ? Aujourd’hui, ils préfèrent se distinguer de lui sur les valeurs et ils sont presque plus agressifs envers Zemmour qu’à l’égard de la macronie. Ils reproduisent la même erreur faite face au RN. En le diabolisant, ils l’ont fait monter à 25 %. Ils refont la même chose avec Zemmour et c’est suicidaire. Le seul qui a compris cela c’est Éric Ciotti. En tournant le dos à ses adhérents, LR suit la même trajectoire que le PS et se transforme peu à peu en un parti de notables plutôt centristes.

    Donc Eric Zemmour agit comme un révélateur des problèmes des Républicains, mais ont-ils une chance de sen sortir ?

    Ce parti n’est plus de droite et il est difficile de faire une différence entre les cadres du parti et ceux de Agir ! Ils sont dans le sillage de l’UDI et se sont « modemisés ». Ils garderont un ancrage local, mais aux législatives une partie des cadres va s’échapper chez Horizons, une autre va partir chez Zemmour ; si LR survivra sans doute à cette échéance, mais sous une forme rétrécie.

     

    Thomas Zlowodzki, Conseiller National Les Républicains, porte-parole de Droite pour la France "


    3 commentaires
  • Tout d'abord la lettre bien tournée de Marie Delarue, en fin d'article, à propos de  Gabriel Attal.

    Puis la montée dans les sondages d'Eric Zemmour, passant vraisemblablement devant les candidats de LR et Marine Le Pen.

    Et un Eric Zemmour partout sur les médias, depuis qu'il a été "viré" de Cnews et Paris Première par le CSA.

    Beaucoup d'évènements depuis mon dernier article

    les résultats complets du sondage Harris Interactive  pour Challenges ICI :

     

    "Marie Delarue 30 août 2021

    > Cher Monsieur,
    > Jeune homme,

    > Convié, ce dimanche 29 août, par « Le Grand Jury RTL / Le Figaro / LCI » à commenter l’actualité, vous avez laissé parler votre cœur.

    > Vous penchant sur les candidatures effectives et putatives à la prochaine élection présidentielle, vous vous en êtes pris, avec un mépris non dissimulé, à Éric Zemmour.

    > Je vous le dis en confidence, j’aime beaucoup écouter Éric Zemmour ; j’admire son érudition, je goûte ses reparties et quand il plonge un Attali le nez dans ses tartufferies, je trouve cela tout simplement jouissif. Cela dit, et c’est une parenthèse, je ne vois pas ce qu’il a à gagner à vouloir se jeter dans l’arène et je le crois, moi aussi, beaucoup plus utile dans le rôle qu’il tient aujourd’hui que dans celui d’un énième prétendant à la queue du Mickey.

    > Nonobstant, Éric Zemmour est, à ce qu’il me semble, un homme fort respectable et ses idées le sont tout autant. Or, quand vous l’accusez d’incarner « la France à genoux, la France rabougrie, l’esprit de défaite en permanence » , je m’estime, si je puis dire, injuriée par capillarité.

    > Sans vouloir vous offenser, et pour illustrer mon propos, je pourrais, ainsi, tout autant affirmer que vous incarnez la France prétentieuse, inculte et "ramenarde", dont l’objectif est de faire en tout du passé table rase.

    > Je ne vous connaissais pas très bien, alors je suis allée regarder ce qui se cache derrière votre profil de nouveau gendre parfait. Il est vrai, si j’en crois votre bio Wikipédia , que vous cochez toutes les cases de la modernité.

    > Comme votre ex-compagne la chanteuse-auteur-compositrice Joyce Jonathan ( j’avoue que sa renommée n’était pas, non plus, arrivée jusqu’à moi ), vous avez ressenti l’appel de la politique , comme d’autres reçoivent l’illumination divine, lorsque vos parents vous ont amené à une manifestation contre la présence de Jean-Marie Le Pen au second tour de la présidentielle, en 2002. Vous aviez alors 13 ans et le sens de la démocratie (déjà) chevillé au corps…

    > Étant passé par l’École alsacienne, où vous vous faisiez d’ailleurs appeler Gabriel Attal de Couriss (une particule peut toujours servir), vous n’avez pas grimpé au cocotier du PS par l’échelle UNEF. Une exception. C’est que, déjà moderne, vous étiez ouvertement du côté fric de la gauche. Vous êtes monté par Ségolène Royal et ses « désirs d’avenir » qui collaient bien aux vôtres. Vous aviez 17 ans et une silhouette en ligne de mire : le copain de Dédé la Saumure, un certain Dominique Strauss-Kahn.

    > Vous n’avez pas fait l’ENA, mais vous avez fait ce qu’il faut pour compenser. Après vos amours adolescentes avec Joyce Jonathan, vous avez goûté à la diversité. Pacsé, aujourd’hui, avec le député européen Stéphane Séjourné, un très proche du Président Macron, vous avez annoncé à la France émue, en avril 2019, votre « désir d’enfant via une GPA éthique » , si la procédure devenait légale Et vous êtes sans doute mieux placé que personne pour savoir qu’elle le deviendra.

    > Bref, vous êtes moderne. Je suis sûre que vous roulez à vélo électrique, peut-être en trottinette, à moins que vous ne vous rendiez à l’Élysée en gyroroue. Si ça se trouve, Éric Zemmour roule en voiture. Affreux ! Il est marié, a eu des enfants par la voie naturelle, si je puis me permettre cette trivialité. Moi aussi. J’ai même des petits-enfants tout ce qu’il y a de plus bio.

    > Vous avez déclaré « Je n’ai pas à donner des brevets de candidature sérieuse ou pas sérieuse, dangereuse ou pas dangereuse » , expliquant, toutefois, qu’ « il y a assez peu de candidatures » dont vous vous sentiez aussi éloigné que celle d’Éric Zemmour.

    > Vous savez quoi ? La France rabougrie s’en fout, mais alors, à un point que vous n’imaginez pas. Pour des propos comme ceux-là, ma mère, d’une génération encore plus rabougrie, vous aurait traité de tête à claques et vous aurait envoyé méditer sur « la chaise à réfléchir ».

    > Marie Delarue

    > Ecrivain, musicienne, plasticienne"


    2 commentaires
  • Poisson se rallierait à Zemmour,


    1 commentaire
  • Sa chaîne est ICI.

    Voici l'une de ses premières publications :


    2 commentaires
  • Renoncement de Laurent Wauquiez à l'élection présidentielle 2022 d'abord (lire le texte)
    Scandale sur l'interdiction d'antenne de Eric Zemmour sur Cnews ensuite (écouter sa déclaration sur Youtube)

    Wauquiez renonce à se présenter en 2022 : "Pour moi, le moment n'est pas venu"

    La candidature de la droite à l'élection présidentielle de 2022 était bien partie pour se jouer entre trois présidents de région : Valérie Pécresse, Xavier Bertrand et Laurent Wauquiez. Mais ce dernier vient de jeter l'éponge et de l'annoncer dans un "thread" (suite de tweets) sur son compte Twitter et Facebook. Il ne veut pas "ajouter de la division à la division", alors que les candidatures se multiplient. Avec, comme dernier candidat en lice à date, Eric Ciotti mais aussi l'ancien négociateur du Brexit, Michel Barnier, qui s'est déclaré ce jeudi soir.
    Écoutez cet article
    Powered
    00:00/04:40

    4 mn

    (Crédits : Stephane Mahe) 

    On pensait que l'équation à droite, pour la présidentielle se jouerait à trois: entre Valérie Pécresse, Xavier Bertrand et Laurent Wauquiez. Les trois présidents de régions réélus en juin. Mais finalement, alors que chacun s'attendait à ce qu'il se lance ce dimanche, lors de sa traditionnelle ascension du Mézenc, vient de jeter l'éponge. Sur son compte Twitter, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, présente son renoncement en ces termes :

    "Être candidat à l'élection présidentielle, c'est une décision que l'on prend non parce que l'on en a simplement envie, mais parce que c'est un moment où on se sent en situation de rassembler son camp et de réunir les Français. Je considère que pour moi ce moment n'est pas venu."

    Il ajoute:

    Ce choix, je le fais aussi parce que je ne veux pas ajouter de la division à la division. Les candidatures à la présidentielle à droite se multiplient de façon inquiétante, et certains candidats expliquent même qu'ils se présenteront sans accepter de règle commune.

    et conclut:

    La liberté que je prends aujourd'hui, je la mettrai au service de ce que je crois utile pour mon pays : d'abord, œuvrer pour l'unité d'une candidature à droite ; ensuite, veiller à ce que la droite assume clairement et fortement ses convictions.

     


    3 commentaires